CollectionsHistoires & DestinéesPour ne jamais les oublier
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Paru le:  30-04-2022

Editeur:  Les éditions Ovadia

Isbn:  978-2-36392-482-7

Ean:  9782363924827

Prix:  22 €

Caractéristiques: 
264 pages

Genre:  Essai

Thème:  Litterature

Thèmes associés: 

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Les Gobeurs ne se reposent jamais

Celui qui ne sait point recourir à propos à la plaisanterie, et qui manque de souplesse dans l’esprit, se trouve très souvent placé entre la nécessité d’être faux ou d’être pédant.[…] C’est la plaisanterie qui doit faire justice de tous les travers des

Didier-DESRIMAIS-NB

Après une carrière dans l’industrie, se consacre à l’examen des mouvements du monde. Ses chroniques sont régulièrement publiées sur causeur.fr. Lorsqu’il n’écrit pas, il arpente les chemins forestiers ou écoute le chant des oiseaux bourguignons en dégustant des whiskies irlandais sur sa terrasse.

Après le succès des Gobeurs (Éditions Ovadia), Didier Desrimais a cru un moment pouvoir se reposer sur ses lauriers. Mais les gobeurs, eux, ne se reposent jamais. En outre, leur nombre croît au fur et à mesure que les goberies se multiplient. Rien ne semble devoir échapper à la propagande et au gobage. Chaque jour charrie une nouvelle livraison d’élucubrations, de divagations, d’absurdités et d’âneries se faisant passer pour d’incontournables progrès – bref, les goberies se succèdent et il nous est intimé l’ordre de les ingurgiter sans regimber.

Au moment où ce livre a été écrit, le mot et le concept de wokisme n’étaient pas encore à la mode. Cet ouvrage décrit les différents symptômes de ce mal qui ronge les universités et les milieux médiatiques, politiques et artistiques. Le gobage généralisé participe de la propagande wokiste.

L’auteur s’est par conséquent attelé à nouveau à la difficile tâche d’écouter et de lire assidûment cette propagande, de se colleter avec cette opération organisée de gobage généralisé, puis d’en faire la critique la plus gaillarde possible, n’hésitant jamais à distribuer des coups et à amocher les gobeurs de toute obédience.

Anne Hidalgo, la polyglotte et inclusive maire de Paris, nous avait déjà donné un avant-goût du sabir conforme à toutes les injonctions mécaniquement progressistes de cette époque barbare  : «  La résilience urbaine fait partie intégrante de la ville intelligente.[…] La communauté de l’innovation parisienne, que nous connaissons bien et qui a été touchée au cœur par ces attentats, est demandeuse de contribuer  », hoquetait-elle au lendemain des attentats de novembre 2015, dans la langue grinçante des illettrés carriéristes municipaux, médiatiques et politiques. Cette langue qui a dépassé, et de loin, la vision orwellienne – puisque personne ne la remet plus en cause et que tout le monde la parle, d’une manière ou d’une autre, sans plus éprouver d’accablement, ni humer ses relents totalitaires – cette langue qui voit l’expression être en capacité remplacer «  être capable de  », ou être en responsabilité  se substituer à «  être responsable de  » (entend-on le craquement mécanique et l’opération de graissage en cours  ?