CollectionsAu-delà des apparencesLa question du racisme
0370LEO-HM-QDR-1DC

Paru le:  10-12-2018

Editeur:  Les éditions Ovadia

Isbn:  978-2-36392-274-8

Ean:  9782363922748

Prix:  16 €

Caractéristiques: 
144 pages

Genre:  Littérature générale

Thème:  Litterature

Thèmes associés: 

0370LEO-HM-QDR-4DC

La question du racisme

On ne peut analyser la nature, l’existence et la valeur du racisme sans passer par la définition de la « race ».

Hedi-Majri-NB

Hedi Majri est professeur de philosophie et docteur ès sciences politiques. Il a donné de nombreuses conférences et a publié plusieurs articles pour des quotidiens et revues de prestige, entre autres Le Monde, Le Nouvel Observateur et la revue Esprit. La question du racisme est son deuxième essai paru aux Éditions Ovadia.

Je me suis questionné longuement sur le problème du racisme devenu une question lancinante d’un point de vue philosophique, alors qu’il n’avait été qu’un problème social aux siècles derniers. Nous devons donc étudier son aspect philosophique et le problème social qu’il représente pour comprendre ce phénomène de société qui concerne tous les citoyens que nous sommes. Je me suis questionné longuement sur le problème du racisme devenu une question lancinante d’un point de vue philosophique, alors qu’il n’avait été qu’un problème social aux siècles derniers. Nous devons donc étudier son aspect philosophique et le problème social qu’il représente pour comprendre ce phénomène de société qui concerne tous les citoyens que nous sommes.Pour mieux comprendre la question du racisme, notre analyse propose de redéfinir les concepts usuels et traditionnels qu’il véhicule et d’en proposer des nouveaux. Nous reprenons les définitions conceptuelles de « race », « raciste » et « racisme », termes vieillis qui ont évolué, selon nous, vers « racisant », « racisé », « racisation » et « racisement ». Ceux-ci sont plus adaptés à notre théorie et à la situation actuelle où le racisme s’amplifie et prend des formes nouvelles. Mais ce n’est pas tout ; des distinctions conceptuelles et des problématiques philosophiques nouvelles s’imposent à nous.

Jusqu’ici le racisme est considéré comme un problème social et comme tel, il est traité par les politiques incapables de penser au-delà de leurs intérêts particuliers. Parfois même, le racisme devient un enjeu électoral pour les uns, comme pour les autres. En finir avec cette hypocrisie, c’est revenir aux fondamentaux, au racisme comme question philosophique. Si l’homme pense l’homme comme une aliénation de l’homme et non comme un progrès moral, une force et un vecteur de richesse pour la pensée et l’action dansJusqu’ici le racisme est considéré comme un problème social et comme tel, il est traité par les politiques incapables de penser au-delà de leurs intérêts particuliers. Parfois même, le racisme devient un enjeu électoral pour les uns, comme pour les autres. En finir avec cette hypocrisie, c’est revenir aux fondamentaux, au racisme comme question philosophique. Si l’homme pense l’homme comme une aliénation de l’homme et non comme un progrès moral, une force et un vecteur de richesse pour la pensée et l’action dansla cité universelle, alors il se renie.
C’est pourquoi la question du racisme est du domaine de la pensée par soi-même, par un sujet moral sage qui n’est pas sous l’influence du politique, d’une autre personne ou d’une communauté de personnes, sans l’influence d’un préjugé, objet, chose ou une quelconque utilité matérielle. Cette question est celle-ci : est-il possible d’aliéner autrui sans s’aliéner soi-même ? Est-il possible d’aller contre sa propre espèce humaine ? Est-il possible que le racisant devienne racisé ?