0366LEO-MIM-PIB-1DC

Paru le:  10-12-2018

Editeur:  Les éditions Ovadia

Isbn:  978-2-36392-270-0

Ean:  9782363922700

Prix:  20 €

Caractéristiques: 
222 pages

Genre:  Romans

Thème:  Histoire

Thèmes associés: 

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Piedras Blancas

Comme si la peur du crime justifiait le crime,
comme si la peur de la haine justifiait la haine,
comme si la façon d’éviter le mal pouvait être le mal lui-même.

María-Isabel-Mordojovich-NB

María Isabel Mordojovich est Ingénieure-Mathématicienne (Chili) et Docteure en Mathématiques appliquées (Grenoble). María Isabel mordojovich est Ingénieure-Mathématicienne (Chili) et Docteure en Mathématiques appliquées (Grenoble). Sous le nom de plume María London, elle a publié trois livres au Chili et en France. Ce quatrième ouvrage, publié au Chili en 2016, est le fruit de ses questionnements sur les crimes contre l’humanité et de son travail au sein du Collectif grenoblois « Chili 1973-2013, Mémoires et Résistances » et du Collectif Mémoire-Vérité-Justice Rhône-Alpes.

Ce livre de María Isabel Mordojovich constitue un jalon de plus dans la reconstruction de la mémoire de notre pays lors d’un de ses moments les plus dramatiques. Son titre Piedras Blancas correspond à la transformation de « Tejas Verdes », lieu où a fonctionné un centre de détention, où ont été appliquées pour la première fois des « techniques d’interrogatoire » nouvelles et efficaces, des assassinats, et où des prisonniers politiques ont disparu pendant les premiers mois de la dictature qui frappa profondément ce pays dès le 11 septembre 1973 et jusqu’au 4 mars 1990.
De la préface de Juan Guzmán Tapia, le juge chilien qui a mis Pinochet en examen.

« Il n’y a pratiquement pas de cas où des tortionnaires aient accepté de transmettre leur « expérience » complète à un chercheur. Ils font plutôt le contraire : ils dissimulent leur passé en effaçant les traces, ce qui est révélateur de leur mauvaise conscience. Or, cette thématique difficile à aborder pour les sciences humaines peut être perçue à travers la littérature, car celle-ci s’inspire de faits, de souvenirs et de perceptions, sans être obligée de s’appuyer sur des sources vérifiables. Ce qui ne l’empêche pas d’approcher la réalité et de la préfigurer à travers des angles propres à la création littéraire. […] Ce roman raconte  l’univers de ces « sauveurs-de-la-patrie », souvent tordu et banal, en incluant leurs mythes, vie personnelle, ardeurs libidineuses, arguments embrouillés… en insinuant ainsi « leur » système de référenceet « leur » monde. Le récit laisse entrevoir aussi leurs échecs, puisqu’ils n’ont pas toujours réussi à se rendre maitres de leurs victimes. Certaines ont réussi à résister, voire à surmonter les épreuves, grâce à des convictions inébranlables qui ont été parfois un point d’appui aussi solide que celui réclamé par Archimède pour soulever le monde. Certains n’ont pas plié et ont réussià continuer à vivre, dans tous les sens du mot. »