CollectionsRendez-nous Sacha Guitry !
0431LEO-ALG-LME.1DC

Paru le:  30-06-2019

Editeur:  Les éditions Ovadia

Isbn:  978-2-36392-335-6

Ean:  9782363923356

Prix:  22 €

Caractéristiques: 
272 pages

Genre:  Philosophie

Thème:  Philosophie

Thèmes associés: 

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Les miroirs de l’être

Efflorescence : trois essais sur le vide

Au quid ne correspond aucune chose, aucun aliquid, il exprime simplement une réalité mystérieuse.

Anne-Laure-G-NB

Née en 1973 et docteur en philosophie, Anne Laure Guichard est déjà l’auteur de Poétique de la raison biblique sa thèse de philosophie consacrée à l’étude de l’émergence de la rationalité dans le texte biblique. Elle tente depuis par son travail de recherche indépendant d’approcher la notion de référentiel humain, selon ses structures générales, ce qui la mène à aborder les théories de la connaissance d’une manière détournée et transdisciplinaire.

Rien est en même temps chose et nulle chose: chose par définition, formée à partir de l’accusatif rem de la res latine, complément d’objet posant l’être chose de ce qui est; et aussi non-chose, par altération linguistique, qui a fait glisser le «ne» du «ne rien» dans le rien de la chose ; le rien est alors un non être accusatif, différent du néant (ne ens) par ce qu’il porte sur une chose, un corps ou un être, qu’il n’est donc pas absolu mais seulement local, ou du moins localisé dans son non-être.

Toutes les philosophies et toutes les traditions ont décrit ce phénomène: l’intensité du maintenant vivant, comme une ontologie du presque rien, du jaillissement de l’être depuis le vide, d’une ontologie comme traces, traces dans le vivant de ce qui se joue dans l’être à milieu du vide, traces de l’être, efflorescence du vide, et peu de mots pour le dire.
La danse, la philosophie, la psychanalyse elles-mêmes se donnent sur fond de vide, ce fond de l’être qui est le vide, et souvent même le néant, qui signifie pas un être, si le fond de l’être n’est lui-même pas étant. Et sur ce fond évidé de l’être, jaillit la vie, émerge l’étant, et bientôt la danse, la pensée, qui sont le même, et se déploient tôt dans la corporéité et dans l’esprit comme des états et éclats de l’être, du vide, de l’être qui est ce rien ou presque.
C’est un voyage parmi les concepts qui forgent le vide, qui l’incarnent, dans la corporéité comme dans l’esprit, quand penser, danser, agir, peindre sont autant de faire ou faire être, à partir du vide, comme actes poétiques.
Non pas miettes ontologiques, mais ce qui fonde une majeure partie des traditions philosophiques : le vide, comme affect, comme percept, comme concept, comme un je ne sais quoi qui renvoie tant à la talité de la phénoménologie japonaise, qu’à l’irreprésentable de la tradition hébraïque, ou à l’être même dans la pensée heideggerienne.
Ontologie de la trace et du vide dans l’être…