Paru le: 15-05-2026
Editeur: Les éditions Ovadia
Isbn: 978-2-36392-713-2
Ean: 9782363927132
Prix: 20 €
Caractéristiques:
248 pages
Genre: Essai
Thème: Scienceshumaines
Thèmes associés:
Choc, sidération et après ?
Les premiers instants de la crise

Le choc, et la sidération qui s’en suit, peuvent être perçus comme des moments négatifs parce que l’individu stupéfié par la brutalité d’un événement, sembler inapte à réagir et à l’affronter.
Contributeurs : David Bièvre (Sociologie & Sciences de Gestion), Eddie Blanchard (CFOSN), Yves Boisvert (Science Politique), Thomas Bourgerie (Centre National des Opérations de la DGGN), Quentin Brot (SPP), Laurent Chaudron (Science de la cognition) Benoît Haberbush (Histoire), Pierre Lemarquis (Neurologue. Co. Dir. Chaire ECOT), Patrick Perrot (GN), Wilfried Stefic (SPP), Laurence Vanin (Éthique & Philosophie), Bertrand Weckel (Gestion de crise) ; Chefs/Représentants d’entreprise : Patrick Chable, Charles Pallanca, Frédéric Loisel, Pierre Nougué, Gérard Sénior, Meddy Viadot.
Employé à l’envi, le terme de crise semble avoir perdu l’essentiel de sa force. Étymologiquement lié à un chaos qui engendre une perte de contrôle, il est souvent confondu avec l’intervention délicate. Pourtant, si l’incendie est une crise pour la victime, c’est le cadre d’action ordinaire du pompier, quelle que soit la difficulté technique de l’aborder. N’est pas crise non plus l’événement dont l’ampleur est supérieure à la norme. Ainsi, que sa cinétique soit rapide ou lente, une inondation reste un événement dont on connaît les conséquences humaines, économiques, sociales et psychologiques.
Face à la diversité des vicissitudes dont ces exemples ne sont qu’un échantillon, nos grilles de lecture varient en fonction de nos expériences et vécus propres. Mais un facteur commun est le fait que la crise crée une situation d’inconfort majeur, qu’elle nous sort d’une zone de confiance.
Cet ouvrage collectif dirigé par Laurence Vanin, titulaire de la Chaire ÉCOT « Éthique des Crises, des Organisations pour les Territoires » aborde la question des premiers instants de la crise. Qu’en est-il après le choc et la sidération ? Pour y répondre des experts et des scientifiques se sont réunis pour explorer les deux principales conséquences d’un choc provoqué par une crise : d’une part sur les perceptions et certitudes qui volent en éclat et se cristallisent dans un temps de la sidération ; et d’autre part sur les décisions lorsque l’arbre décisionnel habituel fondé sur le système assurantiel prédéfini n’est plus opérant.
Le constat selon lequel l’effet de la crise est de rendre caduc ce qui avait été prévu semble discréditer les notions d’anticipation et de planification puisqu’il faudra prendre une décision fondée sur un référentiel qui relève d’un autre ordre. Et pourtant, le but de la décision étant de reprendre la main sur l’événement qui me submerge, la finalité est de revenir à un plan tel qu’il a été conçu selon un référentiel maitrisé. Il s’agit donc de revenir au connu pour dérouler un process qui s’appuie sur des techniques de gestion de crise avec des organisations de commandement, des schémas décisionnels, des responsabilités réparties…
Un second point-clef est que même dans la crise, et surtout dans la crise, la méthode de gestion des événements est un outil à recommander. Pour les militaires, cet outil est la « méthode de raisonnement tactique ». Si elle existe sous des appellations variées, elle contient des invariants. Ce sont cinq temps qui permettent de poser le choix le plus adapté :
de quoi s’agit-il ?
face à quelle adversité ?
de quelle ressource je dispose ?
quelle est mon intention / ma finalité ?
quel est le choix décisif / l’effet majeur que je souhaite obtenir ?
