Paru le: 15-05-2026
Editeur: Les éditions Ovadia
Isbn: 978-2-36392-710-1
Ean: 9782363927101
Prix: 22 €
Caractéristiques:
264 pages
Genre: Littérature générale
Thème: Litterature
Thèmes associés:
Aux Rochers
Lettres à Madame de Sévigné

On est si aise de se transporter un peu en d’autres siècles !
Professeur de Lettres, Hélène Raveau a publié quatre ouvrages. Les Choses d’en-haut (Salvator), où elle imagine la refondation de l’abbaye de Port-Royal des Champs. Un jardin avec horizon (Salvator), qui rassemble des fragments d’enfance. Une Reine et rien d’autre (Ovadia), un conte politique qui réécrit les élections présidentielles de 2017. Syzygie (Ovadia), un conte fantastique qui rappelle La chute de la maison Usher d’Edgar Poe. Ses récits portent tous la réalité, même politique, jusqu’à la féérie.
Voilà plus de trois siècles que nous recevons des lettres de Madame de Sévigné et jamais nous n’avons osé lui répondre. Que ce soit dans sa vie ou dans son style, l’attachement frondeur de cette femme à la liberté éclate dans toute sa correspondance et signe un des esprits les plus éblouissants du Grand Siècle.
Les 65 lettres ici présentées répondent chacune à une lettre de la marquise. De la jeunesse à la vieillesse, elles forment comme la biographie épistolaire d’une existence hantée par la peur des séparations et dont les bonheurs d’expression furent peut-être le seul bonheur. Nous la suivrons donc dans ses voyages par les chemins ou par les fleuves ; dans les échos qu’elle reçoit de la Cour et de la politique de son temps ; dans ses disputes avec son cousin Bussy ; dans ses amitiés fidèles pour Nicolas Fouquet ou Madame de la Fayette ; dans son attachement farouche à sa fille ; dans ses lectures rieuses avec son fils ; dans son cœur enfin qu’elle aurait voulu « de cristal », car jamais femme ne fut plus passionnée de sincérité.
Personne n’est plus cité et moins connu que Madame de Sévigné.
De sa correspondance magistralement recueillie et présentée par Roger Duchêne dans les années 1973-1978, que savons-nous, sinon quelques anecdotes sur la Cour ou quelques plaintes sur la séparation d’avec sa fille ? Madame de Sévigné n’est pas oubliée, mais pire : déformée, mutilée, parfois même utilisée à des fins publicitaires ou de petites connivences incultes, il ne nous reste d’elle que quelques images préconçues, pour ne pas dire de solides préjugés.
Donnons-nous le plaisir de les démolir.
Avec un clin d’œil entendu, un homme du meilleur monde peut vous glisser dans une conversation fine : mais n’était-elle pas un peu potinière, cette brave Sévigné ?
