A paraître

Paru le:  15-05-2026

Editeur:  Les éditions Ovadia

Isbn:  978-2-36392-701-9

Ean:  9782363927019

Prix:  25 €

Caractéristiques: 
392 pages

Genre:  Littérature

Thème:  Litterature

Thèmes associés: 

Vivre un siècle

Mémoires et confidences d’un artiste peintre centenaire

Je reviens à ma naissance que je disais hésitante. C’est mon père qui m’a raconté cette venue au monde dans une chambre de l’appartement de Mémère où je naquis, immobile et atone.

Officier de l’ordre des Arts et des Lettres
Chevalier de l’ordre national du Mérite

Robert G. Schmidt est né à Paris en 1923 dans une famille d’origine alsacienne. Il crée en 1941, en pleine occupation, une société de reliure industrielle qui se développe très vite et dont il s’occupe pendant plus de 20 ans.
En 1948, il se lie d’amitié avec Jean Paulhan, Marcel Aymé, Gen Paul, plus tard avec Gilbert Cesbron, avec lesquels il entretiendra une correspondance privilégiée.
En 1958, il se passionne pour la mer, achète un voilier de croisière hauturière et prépare un tour du monde à la voile.
En 1965, il s’inscrit à l’Académie Julian où il étudie les Beaux-Arts, commence à peindre et obtient de nombreux prix.
En 1968, il rencontre Olivier Messiaen avec lequel, sous le double rapport musique-peinture, l’amitié sera immédiate. La même année, il expose pour la première fois dans une galerie de l’avenue Matignon. Se succèdent alors de nombreuses expositions en France et à l’étranger. Nombre de ses œuvres sont conservées dans des musées et collections privées en Europe, Asie, Afrique, Etats-Unis et Antilles.
Les comptes-rendus des expositions de Robert G. Schmidt parus dans la presse et reproduits dans ses Mémoires constituent un important témoignage de l’Art pictural au XXème siècle.

Ma venue au monde fut hésitante. Je suis né le 5 Juin 1923, avenue de St Ouen, dans une chambre bleue de l’appartement du 4ème étage. L’immeuble appartenait à mon arrière-grand-mère Elisabeth Larret. Elle était veuve et éleva ma mère, sa petite fille, orpheline de sa mère décédée deux jours après sa naissance.
Ma mère fut très choyée, élevée avec soin et je l’ai toujours entendue appeler mon arrière-grand-mère « Maman ». On parlait peu de son père qui aurait pu être un grand-père pour moi et que je n’ai jamais connu. J’entendis deux ou trois fois mon arrière-grand-mère, dont c’était le fils, raconter qu’il avait fait la grande horloge de la gare de Lyon. Enfant, j’en déduisais qu’il était horloger. On disait aussi qu’il buvait.
J’ai vécu mes huit premières années chez mon arrière-grand-mère, aidée de la nounou, Marie Dumas, qui me chouchoutaient. J’ai conservé quelques souvenirs de ces très jeunes années, l’affection de ces deux femmes pour moi, les visites de la tante Alice, ma marraine, et de l’oncle Maurice, son mari, qui me faisaient sauter sur leurs genoux.

A paraîtreHors CollectionEt Narcisse a pleuré !