septembre 21st, 2011

Situation et Communication

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La « sémiotique situationnelle» est une théorie et une méthode destinées à expliciter les significations que les différentes personnes attachent aux activités se déroulant dans leur situation de travail. Cette méthode permet d’arriver aux interprétations « vraies » que chaque acteur donne aux divers évènements de la situation.
Elle permet de « lire » les messages implicites que s’envoient les acteurs.
C’est à partir d’une telle analyse que les professionnels de la communication ou du management peuvent concevoir leurs interventions sur les acteurs et sur les situations.
Le présent manuel précise ce que sont les règles de l’interprétation, et comment elles fonctionnent dans les situations de la vie quotidienne et de la vie au travail.
Il précise aussi comment il faut s’y prendre, lorsque l’on est responsable, pour utiliser ces règles d’interprétation afin de délivrer les messages que l’on veut faire passer.

Alex Mucchielli :

juillet 13th, 2011

Être sa Mémoire

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Etre sa mémoire
Le nouveau livre de Jamila Achour, nous pose la question intéressante a savoir quel devenir pour notre mémoire : quelques extraits peuvent apporter des réponses :
Connaître sa mémoire : une – non – des mémoires
Une rencontre s’esquisse souvent par une silhouette : à quoi ressemble- t-elle, notre mémoire ? En fait, il serait plus juste de dire :
à quoi ressemblent-elles ? Car sa richesse chez chacun d’entre nous se décline au pluriel, et les auteurs s’accordent actuellement à définir plusieurs mémoires. Nous nous référerons à deux d’entre eux, André Giordan et Tulving.
André Giordan, dans son ouvrage, Mon corps, la première merveille du monde, définit quatre mémoires qui se combinent en moi pour me permettre à la fois de me souvenir du passé et d’apprendre au présent :
– une première mémoire, génétique, est constituée de ces « chers caractères héréditaires (…). A travers moi, les caractères de mes ancêtres – du moins ce qu’il en reste – « revivent » d’une certaine manière dans une composition originale ». Les cellules de mon corps lisent couramment la langue des gènes qui m’habitent et le font en permanence.

mai 10th, 2011

Le Revenu de base

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Au moment où l’Europe est au bord de l’éclatement,
Au moment où la société civile « indignée » subit le choc d’un « chômage qui amplifie le chômage » comme dans les années 1930, d’une aggravation de l’accès au logement;
Demain, d’une hausse conséquente des prix de l’alimentation et du pétrole qui vont changer la vie, nous voyons bien que les discours classiques de la croissance quantitative et/ou de la rigueur ne sont plus à la hauteur des problèmes…
quand ils ne font pas que les aggraver !

Ainsi, Deux idées qui nous viennent,

l’une de nos amis allemands avec le film « le revenu de base »,
l’autre de nos amis anglais avec le film « les villes et territoires en transition vers les modes de vie de l’après pétrole »,
se rassemblant autour de l’idée d’ Edgar Morin :
« l’improbable mais possible Métamorphose » ?

Le revenu de base déjà défini en 1797 par Thomas Paine théoricien de la révolution américaine, comme « revenu de compensation » pour ceux qui n’avaient pas de « lopin de terre » pour accéder à la liberté, éclaire d’un jour nouveau tous les domaines de la vie, il fait évoluer sa propre manière de voir les choses, il ouvre des perspectives à toutes les fonctions personnelles ou sociales. Il n’est pas solution à tous les problèmes, mais il rend possible beaucoup plus de solutions. Comme l’abolition de l’esclavage, comme la sécurité sociale pour tous…l’avancée culturelle du revenu de base est-elle la révolution improbable, insolite, que nous pouvons rendre probable si nous préférons à la guerre la métamorphose ?

François Plassard vous propose un débat d’idée au sein de votre cité ou commune avec la diffusion :

d’un extrait condensé du film « le revenu de base » 38 minutes (  > voir le film)
et
un extrait du film «Des villes en transition 12 minutes

suivis d’un Débat sur le revenu de base : Une idée du 21 ème siècle pour en sortir du mensonge du plein emploi et développer ses talents ?
et Débat sur la triple cohérence « revenu de base, territoires en transition et coopératives d’activités utilisant des monnaies complémentaires territoriales» ?
animés par Francois Plassard : Ingénieur agronome et docteur en économie, Initiateur d’une première expérimentation réussie de la séparation du revenu et du travail.

Autres Experimentations :
– « l’université citoyenne du temps choisi » (de 1992 à 1996 en Rhône Alpes et en Italie avec l’appui de l’Europe)
– Parrain de la monnaie complémentaire « Abeille » de Villeneuve sur lot.
– Co-initiateur des « Jardins de Cocagne », des « Sels » et de la démarche AES Eco Hameau

Suite à la parution de son ouvrage : Pour une métamorphose de la société ;
pamphlet incendiaire mettant en exergue la place de l’homme et de son environnement au coeur des décisions collectives.

Nous avons décidé en ces temps de discussions pré-électorales de mettre en lumière la pensée de François Plassard, Ingénieur en agriculture et docteur en économie (Sorbonne), chargé de mission à propos de la recherche sur les nouvelles technologies.

Extrait :

En fait il ne s’agit pas de nier la nécessité d’un secteur marchand où les vertus de dynamisme du marché puissent s’exprimer, il s’agit de le contenir pour éviter qu’il envahisse tous les temps de la vie (time life monnaie), et s’accapare tous les espaces.  Patrick Viveret dans son rapport «reconsidérer la richesse » ne dit pas autre chose, quand il constate  que  «la marchandisation du lien politique produit la corruption, que la marchandisation du lien amoureux la prostitution, que la marchandisation des débats sur le sens peut dériver vers la secte religieuse marchande ». Ricardo Petrella, ancien responsable du programme FAST européen de prospective, complète : «la marchandisation de la santé, de l’éducation et de l’eau constitue le mécanisme le plus efficace de destruction du vivre ensemble et des liens de solidarité».

Tous les forums citoyens ont abondamment décrit les violences des lois du marché dés lors qu’elles prétendent s’imposer comme le vocabulaire et la grammaire unique des échanges humains sur des circuits anonymes de plus en plus longs et opaques, mais la pédagogie de la crise financière actuelle nous rappelle une caractéristique que nie les théoriciens libéraux de l’équilibre du marché et que pourtant l’histoire du capitalisme nous a appris à maintes reprises : que la tendance naturelle observée du marché n’est pas l’auto régulation mais la surproduction engendrant l’insolvabilité, laquelle nous a amené en Europe deux fois à la guerre !

(…)

L’économie tertiaire  ( des services ) ne s’est  nullement débarrassée du monde des objets, ils croissent en volume et le besoin toujours plus grand de crédit des entreprises donne le pouvoir aux actionnaires sur les salariés. Et à y regarder de prés, l’homme moderne ne semble pas moins possédé par les outils et les objets qu’il possède ! La surproduction donc loin de se résorber appelle la surproduction, c’est le cercle vicieux, le marché ne résorbe plus les déséquilibres, il les amplifie !


octobre 26th, 2010

Métaphysique

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A l’occasion de la réedition d’un essai philosophique : Heidegger ou la métaphysique à la limite

L’homme n’est pas le seigneur (Herr) de l’étant. L’homme est le berger (Hirt) de l’être ». Les pâtres sont donc tous ceux qui préservent l’être originaire de l’homme, ceux qui ménagent directement ou indirectement « l’habitation pensante et poétique », Ils habitent, parce qu’eux seuls ont encore (ou déjà) le sens de ce qu’est un monde, connaissent la « loi cachée de la terre » et savent situer leur mortalité face à la durée des choses. « Invisibles » ? Il ne s’agit pas ici de quelque transparence de science-fiction, mais tout simplement du fait que le monde dominant n’est tel qu’à s’obstiner dans la méconnaissance de leur manière d’être. Ces « habitants » n’ont point de place dans la sphère de l’activisme volontariste.
Reste une difficulté : comment les pâtres peuvent-ils habiter en dehors de la dévastation, puisque celle-ci est universelle ? Rien n’indique qu’ils échappent à l’immense douleur qui passe sur la terre ni qu’ils ignorent la détresse : ils ont surmonté « l’absence de détresse » (Notlosigkeit) qui est « le dénuement suprême et le plus caché ». Le désert n’est pas à localiser géographiquement : de même que le cogito était déjà dévastation, celle-ci est maintenant à saisir en sa puissance radicale et universelle .

C’est la force calme du sens du possible qui place ces témoins de l’être à l’écart de la dévastation, lors même qu’ils en souffrent – autant et plus intimement – que les autres. Ce que Heidegger ébauche dans ce passage, ce n’est pas un prophétisme pastoral, c’est un itinéraire de dissidence. Se détournant des pseudo-maîtres du monde, qui font croître le désert, se dressent lentement ceux qui pensent autrement.

juillet 26th, 2010

Risque et prospective

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par Thierry GAUDIN*

Que la prospective ait une origine militaire « dure », comme aux Etats-Unis ou, au contraire, une origine civile, planificatrice et quelque peu « molle », comme en France, elle a pour rôle de présenter des tableaux de l’avenir à long terme, de manière à ce que la société puisse anticiper certains risques et autant qu’il est possible, les éviter ou se préparer à en pallier les conséquences. La situation actuelle est particulièrement critique : elle remet en question le concept ancien de défense au profit d’une conception plus globale de la sécurité.

La nécessité biologique

Dans sa leçon inaugurale au Collège de France, le 27 Avril 2006, Stanislas Dehaene conclut que « le mental n’arrête pas de ressasser le passé pour mieux anticiper le futur », constatant ainsi l’inlassable fonction anticipatrice de l’activité cérébrale. Il est tentant de relier cette « finalisation » du mental au constat selon lequel (de Darwin à Gould) l’anticipation est un avantage, en termes de survie.
Les philosophes se sont épuisés à tenter de penser la pensée : cet effort de l’esprit pour se saisir lui-même est sans doute inévitable, mais il sera toujours inachevé. C’est pourquoi je propose de nous appuyer sur une base plus solide. Ce qu’on appelle pensée est une fonction des êtres vivants, donc un produit de l’évolution, comme le suggère Claude Kordon (1). Autrement dit, si la sélection naturelle favorisait les êtres qui ne pensent pas, alors ceux qui pensent n’auraient pas survécu à la concurrence des premiers, et il n’y aurait pas d’êtres pensants : c’est donc que la pensée joue un rôle dans l’évolution. More

Suite à la parution nouvelle de Norbert Hillaire : La Côte d’Azur aprés la modernité,
et les interventions diverses qui on eu lieu lors de l’événement du 5 mars, centré autour des thèmes de l’art:
Nous étendons le sujet d’un point de vue philosophique, presque métaphysique :
Que représente pour vous la modernité, ou désormais ce que nous pourrions qualifier de Post Modernité?
Est ce que nous avons écclusé toutes les niches d’évolution de nos êtres, est ce que nous pouvons aller plus loin?
Chacun en tant qu’individus atomique de notre Société?

mars 31st, 2010

Bonjour tout le monde !

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